
les oiseaux chantonnaient dans la jungle maudite nous marchions déjà depuis trois jours et trois nuits dans le silence épais protégé des lianes nos pas nous suivaient et moi je la précédais encore une fois dit-elle quand le soleil tombait redis-moi comment en quel endroit nous iron nous allons au dôme et là où nous allons ne se trouvent que des gens qui ont tout espéré le dôme est immense au c½ur de la forêt et on dit qu’il éclaire à des milles à la ronde les oiseaux chantonnaient dans la jungle maudite nous marchions lentement vers le dôme aux cent noms elle suivait patiemment le chemin mal dessiné et le soir se couchait et elle recommençait dis-moi tous ces gens qui construisirent le dôme pourquoi n’arrivèrent-ils qu’à cette seule solution la question était bonne alors je réfléchi référant aux échos mille fois entendus il y a ving ans je crois naquit le premier fou puis plus tard eut lieu l’épidémie chaque ville posséda deux ou trois de ces fous mais personne au début ne savait qu’ils étaient fous ils étaient anormaux que de par la faculté qu’ils avaient de ne jamais être intéressés plus longtemps qu’une minute à quoi que ce soit quelques-uns uns se tuèrent et les autres comprirent qu’il fallait rechercher un endroit où aller et c’est ainsi qu’ils bâtirent un grand dôme aux cent noms et on dit qu’il éclaire à des milles à la ronde et pendant que nous marchions vers la mort certaine je commençais à croire à la fable du dôme quand un jour au lever je fus saisi d’angoisse une sorte de vertige une fébrilité j’entendis la musique et je vis la lumière une immense boule en verre s’élevait devant nous à l’intérieur les ombres de mes inventions jeunes hommes et jeunes filles répétés en centaines deux mille répliques parfaites de moi et de elle rassemblés doucement dans la sphère en cristal buvaient nonchalamment des verrres fluorescents la musique martelait à cent lieues à la ronde et l’éclairage créait les oiseaux albinos dont les plus surprenants étaient les cent toucans rouge et jaune au milieu de la nuit stroboscope nous allions vers le dôme et là où nous allions ne se trouvent que des gens qui ont tout espéré le dôme est immense au c½ur de la forêt et on dit qu’il éclaire à des milles à la ronde au-dedans rassemblés les désespérés du temps les perdus qui recherchent le paradis on m’a dit qu’ils étaient assez jeunes et pourtant semble-t-il qu’ils ne font que parler lentement à des milles à la ronde
marloumineauvézina
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